Gaz airsoft : CO₂, Gaz, ou HPA, lequel choisir selon ta réplique ?

Un dimanche, en pleine partie dominicale, tu avances avec ta team vers l’objectif à atteindre. Ta réplique AEG a fait ses preuves. Elle a sorti un bon nombre d’adversaires et t’a permis de remporter de nombreuses parties. Pourtant ce jour-là, tu lorgnes sur la réplique GBBR de ton partenaire. Tu admires la culasse qui glisse à chaque tir et qui libère un kick réaliste et puissant. À la pause, ton partenaire te fait essayer sa réplique. Tout d’un coup, il te faut une réplique gaz.

Mais entre Gaz, CO₂ ou HPA, comment choisir le gaz airsoft qui convient selon ta réplique ?

Entre la puissance, la constance des tirs, la saisonnalité, la compatibilité, le prix ou même la légalité, il faut prendre en compte de nombreux facteurs pour faire le choix de la réplique gaz idéale.

Les différents modes de propulsion

Avant de comparer les différents gaz servant de modes de propulsion avec les répliques d’airsoft, rappelons comment chacun d’eux fonctionne.

  • Le gaz ou green gaz est du propane stocké dans une bouteille à embout. Il permet de charger la réplique ou le chargeur de gaz sous pression. À chaque tir, le marteau vient appuyer la valve de percussion pour libérer la quantité suffisante de gaz pour projeter la bille.
  • Le CO₂ est un gaz stocké dans des petites cartouches de métal de 12g appelées sparclettes qui se vissent dans la réplique ou dans le chargeur. À chaque tir, le CO₂ libéré projette la bille vers la cible.
  • L’HPA pour High Pressure Air n’est pas réellement un gaz mais de l’air comprimé à haute pression dans un réservoir raccordé à une ligne branchée à la réplique. À chaque tir, un régulateur permet de libérer la quantité d’air nécessaire à la projection de la bille.

Comment faire son choix parmi ces modes de propulsion ? Tout dépend de ce que tu recherches.

Puissance : qui frappe le plus fort ?

Dans le domaine de la puissance, le CO₂ domine les autres gaz, surtout sur les répliques de pistolets avec un blowback puissant.

Le gaz arrive en deuxième position avec des tirs plus modérés tout en conservant un effet de recul réaliste, que ce soit sur les PA ou les GBBR (Gaz Blowback Rifle).

L’HPA est le système le plus polyvalent puisque la puissance est réglée précisément via un régulateur. Mais il offre surtout une cadence élevée et une fiabilité à toute épreuve. Cependant, ce mode de propulsion est connu pour être le moins réaliste puisque l’arrivée d’air doit constamment être liée à la réplique.

La puissance ne fait pas tout, si elle varie d’un tir à l’autre, ça peut devenir frustrant.

Constance : la clé de la fiabilité d’une réplique.

En ce qui concerne les répliques d’armes d’airsoft, la régularité et la constance des tirs sont déterminantes en partie.

Le CO₂ est relativement stable mais la puissance peut diminuer lorsque la cartouche est presque vide.

Le gaz en bouteille arrive en dernière position, car il peut voir sa puissance réduire lors de longues parties ou par temps froid. C’est pour cela que la puissance du gaz doit être adaptée en fonction de la réplique mais aussi de la température extérieure.

Puissance et stabilité ne suffisent pas pour arrêter le choix du gaz, il faut que le système soit compatible avec ta réplique.

Compatibilité : quelle réplique pour quel système ?

En termes de compatibilité, c’est le gaz qui arrive en première position. De nombreux PA, mais aussi les fusils d’assaut GBBR, des fusils à pompe et même des fusils de précision sniper fonctionnent au gaz.

En hiver, par temps froid, le gaz classique perd en efficacité et en performances. Le froid réduit la pression du gaz et le chargeur subit ce que l’on appelle un dégazage ou cooldown. Tout le gaz se libère du chargeur et la réplique devient inutilisable. C’est pour cela qu’en hiver, on recommande l’usage d’un gaz plus élevé en PSI.

L’usage du CO₂ nécessite des répliques solides ou même renforcées pour supporter la pression élevée. On trouve principalement des répliques de poing et des revolvers. Le CO₂ résiste un peu mieux aux basses températures mais subit tout de même les contraintes du temps.

Il existe quelques répliques fonctionnant d’origine en HPA bien que la plupart des répliques utilisant ce mode de propulsion soit des répliques AEG ou Gaz convertis grâce à des kits adaptés. L’un des plus gros avantages de l’HPA c’est qu’il est très peu affecté par les contraintes météo, offrant une bonne stabilité de tir.

L’airsoft évolue apportant son lot de nouveautés, comme les répliques hybrides. Ces répliques peuvent fonctionner à la fois au gaz ou au CO₂. Il suffit de changer le chargeur. Tu peux ainsi t’adapter aux conditions de jeu et aux conditions météo.

Un autre facteur peut geler tes choix, c’est évidemment le prix.

Prix : combien ça coûte vraiment ?

En ce qui concerne les prix, le gaz se place en première position. Il est économique à l’achat et en ratio prix/performances.

Le CO₂ arrive en seconde position avec des prix légèrement plus élevés mais davantage d’entretien (sparclettes avec silicone).

L’HPA représente un investissement initial élevé. Entre la conversion de la réplique, la bouteille, le régulateur et le flexible, l’addition peut s’avérer salée. Au long terme, toutefois, les montants s’équilibrent

Conclusion

Le choix du mode de propulsion de ta réplique va dépendre de tes intentions. Si tu recherches simplicité et réalisme, le gaz reste la valeur sûre. Pour plus de puissance et de sensations fortes, le Co₂ est un choix idéal, surtout par temps froid. Et si tu vises la performance et la régularité, HPA ne te décevra pas, particulièrement sur AEG et les GBB.